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Titre du blog : LE CHANT DE LA MISÈRE (Delly, 1910)
Auteur : chantdelamisere
Date de création : 28-07-2013
 
posté le 21-08-2013 à 15:45:46

LE CHANT DE LA MISÈRE (Delly, 1910) Chapitre 14

 Le prétexte donné à mes amis de la ferme pour espacer mes rapports avec eux se trouva vrai quelques jours plus tard. On me prévint que ces relations étaient en passe de me faire le plus grand tort. Je répondis par une demande de changement pour le village voisin de Bar-les-Chaumes dont l'institutrice venait de mourir. Ce poste était moins important que celui de Sillery, Bar-les-Chaumes n'étant qu'un assez petit village. Mais je voulais m'éloigner de l'Abbaye-Blanche, ne plus risquer de rencontrer à tout instant Michel Dorques ou la jeune femme. D'autre part, l'air de ce pays étant très favorable à Alexine et aux petits, je préférai ne pas m'en éloigner. Voilà pourquoi je demandai Bar-les-Chaumes.

 On me l'accorda sans difficulté. Avant de commencer notre petit déménagement, nous allâmes, Alexine et moi, faire nos adieux à l'Abbaye-Blanche. J'avais choisi le moment où d'ordinaire Mr Dorques ne s'y trouvait pas. De fait, l'aïeule nous apprit qu'il était aux champs, et que sa femme venait de partir avec Jean pour le rejoindre.

 Elle disait cela d'un air réjoui, la bonne vieille dame, et Marie souriait, toute heureuse aussi !

 — Alors, cela va bien de ce côté ? demanda Alexine qui s'intéressait profondément, la pauvre amie, à ce ménage reconstitué.

 — Aussi bien que possible. Elle fait de son mieux pour réparer ; elle se montre on ne peut plus soumise et douce, sans rien de la frivolité, des caprices d'autrefois. Lui est très bon à son égard. Il m'a dit l'autre jour : « Comment ne serais-je pas miséricordieux pour elle, qui a été si gâtée, si mal élevée, dans ces principes de religion superficiels, alors que je connais des cœurs d'hommes qui se croyaient très affermis, qui possédaient de solides convictions, et qui ont pu, à l'heure de la tentation, mesurer toute leur faiblesse ! ».

 Pauvre grand-mère ! Elle ne se doutait pas qu'elle l'avait devant elle, celle qui avait été la tentation de Michel Dorques ! Elle ne savait pas quelle souffrance elle infligeait au cœur palpitant que Solange Dorvenne avait brisé pour leur tranquillité à tous !

 Nous étions là depuis cinq minutes lorsque Jacques Mairet apparut. Nous eûmes tous deux un moment de pénible embarras, car je ne l'avais pas revu depuis sa lettre. Mais Marie Dorques s'écriait :

 — Mlle Dorvenne va être ta voisine, Jacques ! Elle est nommée à Bar-les-Chaumes, — à notre grand chagrin !

 — À Bar-les-Chaumes ? dit-il avec surprise. Mais c'est une disgrâce !

 Je répondis affirmativement. C'était la version donnée par moi, car on n'eût pas compris que j'eusse demandé ce changement.

 Nous parlâmes alors de l'endroit que j'allais habiter. La Perlière, la ferme de Mr Mairet, se trouvait tout près de là. Il y vivait avec sa mère. Je connaissais celle-ci pour l'avoir vue trois fois à l'Abbaye-Blanche. Elle avait, comme son fils, le visage un peu rude, mais les yeux étaient très doux, et elle m'avait témoigné la plus cordiale bonté.

 — Ma chère mère serait bien heureuse de vous voir souvent toutes deux, dit Mr Mairet. Mais, malheureusement, la Perlière sera frappée du même ostracisme que l'Abbaye-Blanche. Je suis coté comme un réactionnaire d'aussi belle eau que mon cousin Michel, et ma mère s'occupe de toutes les œuvres de notre paroisse.

 Je répondis que j'irais faire quelques visites à Mme Mairet, mais qu'en effet nos rapports ne pourraient être fréquents. Au fond, je ne désirais pas qu'il en fût autrement. Je n'aspirais qu'à la solitude, le monde tout entier me devenait odieux depuis que Michel était mort pour moi.

 Cependant, je ressentis un profond chagrin en disant adieu à mes bonnes amies. Elles pleuraient, se reprochant, les pauvres ! d'être cause de ma disgrâce.

 — Mais Bar-les-Chaumes n'est pas si loin ! disait Marie. Jacques pourra vous amener souvent toutes deux dans sa voiture, avec les petits.

 Jacques disait oui. Mais je savais qu'il ne proposerait jamais à Solange Dorvenne de revenir à l'Abbaye-Blanche.

 Marie et lui nous reconduisirent jusqu'à la route. À un moment, il se trouva seul près de moi, derrière Mlle Dorques et ma sœur. Alors il me prit la main en disant ce seul mot : « Merci ! ».

 Et en levant vers lui mes yeux encore pleins de larmes, je rencontrai un regard de reconnaissance émue, admirative, qui me rappela celui de Michel.

 Je retirai ma main en murmurant âprement :

 — C'est ma vie que vous m'avez fait sacrifier là !

 Il dit très bas, d'un ton dont l'ardente ferveur fit tressaillir en moi une fibre secrète :

 — Je prie Dieu qu'Il vous donne la vie qui ne passe pas, et qu'Il soit la consolation de votre âme courageuse !

*

**

 Le départ de Sillery fut très pénible pour Alexine et pour moi. Nous y avions acquis de nombreuses sympathies, nous étions accoutumées aux gens et aux choses. La bonne Mlle Jeantet me regrettait de toutes ses forces. Mais elle ne me fit aucune réflexion au sujet de ma demande de changement, ce qui me donna à penser qu'elle en soupçonnait la véritable raison — à moins qu'elle n'eût été éclairée à ce sujet par son cousin.

 Je vis ce dernier le jour de mon départ, au moment où, toute prête, j'allais quitter la maison d'école. En attendant que Mlle Jeantet eût fini sa classe, je me trouvais dans la salle à manger, le front appuyé à la vitre d'une fenêtre. Je tressaillis en entendant sa voix froide qui disait :

 — Je viens vous saluer avant votre départ, mademoiselle Dorvenne.

 Je me détournai à demi, sans lui tendre la main, en l'enveloppant de mon regard le plus hautain.

 — Je regrette que vous vous soyez dérangé. Cela n'en valait pas la peine.

 — Je suis d'un tout autre avis. Je ne vous garde pas rancune de votre refus, mademoiselle Solange, et vous trouverez toujours en moi le plus dévoué de vos admirateurs. Voilà ce que je voulais vous dire avant que vous nous quittiez.

 — Vous êtes trop bon ! Quand j'en aurai assez de Bar-les-Chaumes, je vous le ferai savoir, afin que vous puissiez encore dénoncer mes attaches réactionnaires à qui de droit.

 Il blêmit, une fureur s'alluma dans ses yeux. Je vis que j'avais touché juste et que je ne m'étais pas trompée en soupçonnant en lui l'auteur de la dénonciation qui avait amené pour moi un avertissement et un blâme.

 Il essaya de nier pourtant.

 — Je ne sais ce que vous voulez dire ! Que signifient ces insinuations ?

 — Je suis fixée là-dessus, monsieur Lasalle. Il est inutile de chercher à me tromper. Vous n'êtes qu'un lâche délateur, et je vous méprise de toute mon âme.

 Son visage se convulsa sous l'empire d'une colère folle ; je vis ses poings se crisper, et un instant, je crus qu'il allait s'élancer sur moi. Il se raidit par un violent effort et dit d'une voix rauque :

 — Vous vous repentirez de cette parole ! Je vous ai beaucoup aimée, Solange ; vous m'avez repoussé, méprisé ; vous me jetez maintenant l'insulte à la face. Puisque vous n'avez pas voulu de mon amour, peut-être trouverez-vous plus agréable d'être l'objet de ma haine. Je vous préviens loyalement que je suis dès ce jour votre ennemi.

 — Vous l'étiez déjà hier, monsieur ! Bonsoir !

 Je lui tournai le dos et appuyai de nouveau contre la vitre mon front brûlant. J'entendis son pas qui s'éloignait. Je poussai un soupir de soulagement. Ses menaces me laissaient indifférente, je n'y voyais qu'une bravade de prétendant dédaigné, d'homme souffleté dans son amour-propre. Et puis, tout m'importait si peu maintenant !

 Notre installation à Bar-les-Chaumes se fit très vite. La maison d'école était neuve et gentille, le pays agréable, les habitants affables. Mais le nombre de mes élèves m'apparut fort restreint, car l'école libre retenait la majorité des fillettes de l'endroit.

 — C'est vous qui êtes cause de cela ! dis-je à Mr Mairet, en feignant un air de reproche, le jour où nous allâmes rendre visite à la Perlière.

 — Vous m'en voulez ? demanda-t-il en souriant.

 — Pas du tout ! vous faites votre devoir.

 Là-dessus, nous glissâmes sur la question religieuse. Mes bonnes dispositions d'antan, alors que j'admirais la haute morale de l'Évangile et les fortes convictions chrétiennes de Michel Dorques, s'étaient évanouies depuis que je m'étais heurtée à l'inflexible non licet catholique. J'avais rencontré l'écueil qui arrête tant d'âmes au seuil de la croyance absolue, pratiquante. La doctrine sublime et tant admirée nous paraît tout à coup odieuse et impossible lorsqu'elle se dresse devant nos passions en disant : « Ceci n'est pas permis. ».

 Je le laissai clairement entendre à Jacques Mairet. Il me répondit avec son air de grave compassion :

 — Je vous plains, mademoiselle ! C'est pourtant là seulement que vous trouveriez la consolation. Mais vous avez l'âme trop droite pour ne pas réfléchir et reconnaître peu à peu toute la beauté de notre morale catholique.

 Je n'y étais aucunement disposée. Un germe de foi avait été déposé en moi par l'exemple de mes amis de l'Abbaye-Blanche, par les lectures et les réflexions que j'avais faites. Mais il me semblait irrémédiablement anéanti sous la tourmente qui avait brisé mon premier rêve d'amour.

 Après cette visite, je m'abstins de retourner à la Perlière. Mais Alexine, sur mes conseils, s'y rendit parfois avec les enfants, sur l'invitation de Mme Mairet. Celle-ci était très sympathique à ma sœur, et je m'aperçus vite que ces relations faisaient à la pauvre chérie autant de bien physique et moral que celles qu'elle avait dû interrompre avec l'Abbaye-Blanche.

 — Quelle belle nature que celle-là ! s'écriait-elle au retour. Quelle bonté ! quel tact ! Et elle me dit des choses si consolantes que je sors moins malheureuse de chez elle.

 C'était à mon tour d'être morne, sans courage. Quelque chose s'était détraqué dans ma nature si bien équilibrée jusque-là. Je faisais mes classes de mon mieux, pourtant, car j'étais consciencieuse. Mais le zèle, le goût d'autrefois pour l'enseignement avait disparu. Cependant, les parents se montraient contents, les enfants m'aimaient. La vie semblait devoir être facile pour nous dans ce gentil pays, au milieu de braves gens.

 Quel souffle inquiétant s'insinuait donc lentement, suscitant un peu de froideur d'abord, puis une défiance qui finissait par me sauter aux yeux ?

 Je le sus un jour par Alexine. En revenant toute bouleversée de la Perlière, elle me dit qu'on répandait sur elle et moi d'abominables calomnies. C'était Mme Mairet qui le lui avait appris, en ajoutant que son fils et elle travaillaient de tout leur pouvoir à les réfuter.

 Après le premier mouvement de stupéfaction, je déclarai sans hésiter :

 — C'est Dominique Lasalle.

 Et je racontai à ma sœur, qui ne comprenait pas, la menace de l'instituteur de Sillery.

 Elle fut d'avis aussi qu'il devait être l'auteur de ces calomnies. Mais, devant la dignité de notre vie, celles-ci semblaient devoir tomber d'elles-mêmes.

 Elles se maintinrent cependant, elles se grossirent d'autres racontars, habilement distillés. Dominique Lasalle était un maître en mensonge et en ruse méchante.

 — Il va vous rendre l'existence intenable, me dit Mme Mairet, un jour qu'elle était venue voir ma sœur.

 L'excellente femme nous témoignait une grande affection et se montrait désolée de la situation qui nous était faite.

 — Venez plus souvent à la ferme, nous dit-elle. On sait bien, ici, que les Mairet n'ouvrent pas leur porte à n'importe qui. C'est un certificat d'honorabilité d'être reçu à la Perlière.

 Je la remerciai avec chaleur ; mais, personnellement, je ne profitai pas de l'invitation. Le jeune fermier de la Perlière était riche. Ne dirait-on pas que je courais après lui, — comme on disait que je l'avais fait pour Michel Dorques ? Mieux valait rester dans ma solitude, en passant tête haute partout.

 Mais je gardai une grande reconnaissance aux Mairet de prendre notre défense, et je songeai avec un sentiment de fierté que, lui, Jacques Mairet, avait une profonde estime pour moi, ainsi que je l'avais compris à sa manière d'être à mon égard dans toutes les occasions où nous nous étions rencontrés.

 Ces occasions étaient rares, puisque j'évitais de me rendre à la ferme. Parfois, au cours des promenades que je faisais dans la campagne avec Alexine, nous le croisions, revenant de ses cultures ou de ses pâturages. Nous causions quelques instants ; puis, il s'éloignait, et je gardais pendant quelques jours une singulière impression de réconfort d'avoir rencontré ce calme regard où se lisaient tant de bonté et d'intérêt.

 D'eux-mêmes, les Mairet ne parlaient guère de leurs parents de l'Abbaye-Blanche. C'était Alexine qui s'informait d'eux, qui demandait si le ménage marchait bien. À quoi ils répondaient affirmativement, sans s'étendre en détails. Je comprenais, à la façon affectueusement compatissante dont me regardait parfois Mme Mairet, qu'elle n'ignorait pas ce qui s'était passé.

 Alexine, dans une de ses visites à la Perlière, se rencontra avec Mr Dorques, sa femme et sa sœur qui y passaient la journée. Marie vint me voir ; elle se montra charmante comme toujours et me dit que son frère l'avait chargée de me saluer de sa part et que sa belle-sœur se rappelait à mon souvenir.

 — Vous lui avez beaucoup plu, elle vous trouve excessivement sympathique, ajouta-t-elle. Et elle regrette que vous ayez quitté Sillery, car elle aussi aurait eu plaisir à vous voir souvent.

 Je ressentis une impression de pitié un peu ironique. La pauvre ! si elle savait pourquoi j'avais fui l'Abbaye-Blanche !

 Presque malgré moi, une question me vint aux lèvres :

 — Et lui... il ne paraît pas trop malheureux ? 

 — Mais non, pas du tout. Alice est bien changée, d'ailleurs. Elle se montre une mère parfaite. Elle s'initie à tous les détails du ménage dont elle ne voulait pas entendre parler auparavant. Quant à ses rapports avec Michel, ils semblent moins gênés, moins froids depuis quelque temps. Elle est à son égard d'une soumission absolue. Et ce n'est pas sans mérite chez elle, car elle a une nature un peu indépendante, un peu autoritaire et orgueilleuse. Mais je crois qu'elle veut expier ses torts, en se faisant tout humble et dévouée pour celui qu'elle a offensé.

 Cette visite remua tous les souvenirs si vivaces dans mon cœur toujours meurtri. J'aurais voulu savoir si Michel souffrait encore, lui aussi. Peut-être, si cette jeune femme se transformait ainsi, allait-il l'aimer ? À cette pensée, la jalousie criait farouchement en moi. Mais un sentiment meilleur s'essayait à la chasser. Puisque nous étions inévitablement séparés, lui et moi, ne devais-je pas préférer qu'il se consolât très vite, qu'il s'attachât à elle pour être heureux ?

 Mais ces considérations étaient bien héroïques pour ma faiblesse, et le plus souvent la douloureuse jalousie triomphait.

 Au cours de mes heures de liberté, je m'étais remise à la poésie, qui engourdissait ma pensée. J'ajoutai deux strophes au "Chant de la Misère". C'était encore, toujours, un cri de souffrance, et de souffrance désespérée.

 Mais chose étrange, lorsque je relisais ces vers, les paroles de paix et d'amour, les douces paroles consolatrices de l'Évangile me revenaient à l'esprit, s'y imposaient, y glissaient une clarté et une douceur.

 Alexine, elle, sous l'influence discrète de Mme Mairet, devenait peu à peu chrétienne. Elle parlait de baptême pour elle et ses enfants.

 — Cela te fera encore du tort, par exemple, Solange, me disait-elle.

 — Ne t'occupe pas de moi, fais ce qui te semble le meilleur.

 Je l'enviais, ma pauvre chère sœur, de s'en aller ainsi vers la foi avec un cœur si simple, si confiant. Moi-même, à un moment, je m'étais sentie dans une disposition presque semblable. J'étais heureuse alors. Le vent avait passé, la petite lueur s'était éteinte. Le Dieu de Michel Dorques ne pouvait être celui de Solange Dorvenne.

 Mais à certains moments, aux heures de plus profonde détresse morale, je ressentais comme un regret obscur de cette clarté entrevue.

 Les jours s'écoulaient dans le morne accomplissement de mes devoirs pédagogiques. La calomnie semblait s'être légèrement calmée, sans pourtant disparaître. Nous ne retrouvions plus l'accueil affable des premiers temps. Mais les Mairet nous disaient :

 — Cela reviendra peu à peu. Il faut laisser aux gens le temps de vous bien connaître et de vous apprécier. 

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 Texte de Marie PETITJEAN DE LA ROSIÈRE (Avignon 1875-1947 Versailles), d'abord paru en feuilleton dans le quotidien "L'Écho de Paris" du lundi 26 septembre 1910 au mardi 18 octobre 1910, puis © Éditions du Dauphin, 1952. Publié sous le pseudonyme de "Delly". 

 Mis en ligne durant l'été 2013 par André DORVENNE (pseudonyme).

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Notes d'Alexis DORVENNE :

1) La collection "PRESSES POCKET" a oublié la virgule dans : « qui a été si gâtée, si mal élevée ».

2) J'ai rajouté un point après la fermeture des guillemets français de : « Comment ne serais-je pas miséricordieux pour elle [...] et qui ont pu, à l'heure de la tentation, mesurer toute leur faiblesse ! », pour terminer la réplique de Mme Dorques.

Idem après : « Alors il me prit la main en disant ce seul mot : « Merci ! » », pour terminer la phrase de la narratrice.

Idem après : « Ceci n'est pas permis. ».

 

3) La collection "ROMANESQUE" rajoute une virgule avant le tiret, après : « qu'elle en soupçonnait la véritable raison ». Ça ne m'a pas paru indispensable.

 

4) GRAVE ! La collection "PRESSES POCKET" a oublié neuf mots consécutifs dans : « je vis ses poings se crisper, et un instant, je crus qu'il allait s'élancer sur moi. ». Elle écrit en effet : « je vis qu'il allait s'élancer sur moi. ».

 

5) La collection "ROMANESQUE" rajoute une virgule (après "effort") dans : « Il se raidit par un violent effort et dit d'une voix rauque ». Ça ne m'a pas paru indispensable.

 

6) La collection "PRESSES POCKET" ne met pas de virgule dans : « Mieux valait rester dans ma solitude, en passant tête haute partout. ». Ça m'a paru un peu mieux d'en mettre une. 

7) J'ai rajouté une virgule après : « à la façon affectueusement compatissante dont me regardait parfois Mme Mairet ».

 

8) J'ai encore eu un problème avec le passage suivant :

« Alice est bien changée, d'ailleurs. Elle se montre une mère parfaite. Elle s'initie à tous les détails du ménage dont elle ne voulait pas entendre parler auparavant. ».

C'est le texte de la collection "PRESSES POCKET". J'avais été un peu surpris de voir un point après "parfaite" ; un point-virgule m'eût semblé préférable. Mais j'avais laissé, naturellement. Or, la collection "ROMANESQUE" met une virgule à la place du point ! L'ennui, c'est qu'elle garde la majuscule de "Elle" après cette virgule, ce qui est totalement incorrect, bien sûr !

Bref, j'ai laissé le texte de la collection "PRESSES POCKET".

D'une manière générale, le texte de la collection "ROMANESQUE" est beaucoup plus fiable (il manque des mots dans la collection "PRESSES POCKET"), les virgules y sont plus abondantes et souvent justifiées, mais la ponctuation est parfois bizarre : des points absents ou microscopiques, et pouvant être des virgules mal faites, etc., etc.

 

9) La collection "PRESSES POCKET" a oublié le mot "chère" dans : « Je l'enviais, ma pauvre chère sœur ».

10) La collection "PRESSES POCKET" écrit par erreur : « Moi-même, à ce moment, je m'étais sentie dans une disposition presque semblable. ».

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Note spéciale :

Le chapitre XV étant très long, je l'ai divisé en quatre parties, le décomposant en quatre articles sur mon blog : 15-A, 15-B, 15-C et 15-D.

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Contact (pour correction de mon texte, ou autre sujet) : alexis.dorvenne@laposte.net

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Édition du samedi 24 août 2013, à 19h28